Le tribunal administratif d'Erevan a rejeté le recours de Tashir Capital pour rétablir la licence de la compagnie énergétique nationale HEC. La décision de suspendre la licence reste donc en vigueur depuis ce matin.

Tashir Capital, acteur majeur dans le secteur énergétique en Arménie, avait saisi la justice après la suspension de la licence de HEC le mois dernier par le régulateur public, citant des violations réglementaires graves. Tashir affirme que cette décision entraîne des pertes financières considérables, affectant des milliers de foyers. Selon leur porte-parole, "la suspension est injustifiée et met en péril la sécurité énergétique du pays".

La fin de la licence de HEC intervient dans un contexte de tension accrue entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, où la stabilité énergétique est cruciale. Le secteur énergétique en Arménie dépend largement d'importations et d'infrastructures vieillissantes, faisant l'objet de critiques fréquentes. Tashir Capital, propriété de Samvel Karapetian, proche du pouvoir, a dominé ce secteur stratégique, souvent regardé comme un bras financier d'Erevan.

Le gouvernement arménien, par la voix du Premier ministre Nikol Pachinian, soutient la décision du tribunal, soulignant la nécessité d'une régulation stricte du secteur énergétique. Les partis d'opposition, quant à eux, mettent en cause la transparence des procédures et expriment des inquiétudes sur une possible déstabilisation du marché électrique. L'analyste politique Aram Matevossian estime que "cette décision pourrait être un moyen pour le gouvernement de renforcer son contrôle sur le secteur énergétique".

Cette décision pourrait conduire à une restructuration majeure du secteur énergétique en Arménie. Les spéculations sont nombreuses quant à la redistribution des parts de marché, avec l'éventuelle arrivée de nouveaux acteurs internationaux. Les observateurs s'attendent à ce que le dossier connaisse de nouveaux rebondissements lors de la prochaine session parlementaire. Le respect des normes environnementales et de transparence reste un enjeu majeur alors que l'Arménie se débat avec des défis économiques post-conflit avec l'Azerbaïdjan.

Source : Civic.am

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