Sept fonctionnaires municipaux de Vanadzor ont été arrêtés jeudi par la police arménienne pour corruption et fraude. Le Comité anti-corruption confirme dix interpellations au total. Un séisme judiciaire qui ébranle la troisième ville du pays à trois mois des législatives.

La police arménienne a procédé jeudi à l’arrestation de sept fonctionnaires de la mairie de Vanadzor, actuels ou anciens, dans le cadre d’une enquête criminelle pour corruption et fraude. L’information, révélée par Hetq, a été confirmée par la porte-parole du Comité anti-corruption Marina Ohanjanyan : dix personnes ont été placées en garde à vue au total.

Vanadzor, troisième ville d’Arménie avec environ 80 000 habitants, se retrouve au cœur d’un scandale municipal. Les suspects sont accusés d’avoir détourné des fonds publics et accepté des pots-de-vin lors de l’attribution de marchés locaux. Des perquisitions ont été menées simultanément à une vingtaine d’adresses dans la ville.

Cette opération intervient dans un contexte politique tendu, à trois mois des élections législatives du 7 juin 2026. L’opposition accuse le gouvernement d’instrumentaliser la justice — accusation rejetée par le parquet, qui assure que les poursuites reposent sur des preuves solides issues d’une longue investigation.

Le Comité anti-corruption, institution indépendante créée en 2022, a traité plusieurs centaines de dossiers depuis sa création, dont un nombre croissant visant des responsables municipaux en province. Si les résultats restent inégaux aux yeux des observateurs, la multiplication des arrestations en région témoigne d’une volonté d’étendre l’action judiciaire au-delà d’Erevan.

Des ONG de transparence publique appellent à ce que les procédures soient menées jusqu’à leur terme et que les jugements soient rendus publics, afin d’envoyer un signal clair aux élus locaux de tout le pays. Les mis en cause encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour corruption aggravée selon le code pénal arménien.

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By Raffy