Le 17 février en Iran, des hommages ont été rendus aux victimes des manifestations réprimées. Des événements commémoratifs ont eu lieu dans plusieurs villes, au cours desquels de nouveaux affrontements ont été signalés avec les forces de sécurité iraniennes, rapporte l’AFP.
À Abadan, des personnes brandissant des fleurs et des photos des victimes ont scandé des slogans tels que « Mort à Khamenei » et « Vive le Shah ». Selon des vidéos reçues d’Abadan, on peut voir des gens fuir dans la panique sous les tirs.
À Machhad, la foule a crié : « Un homme a été tué, des milliers sont à ses côtés », écrit le service russe de DW.
Les autorités iraniennes, de leur côté, ont organisé une cérémonie officielle au mausolée de l’Imam Khomeini à Téhéran en mémoire des victimes des manifestations. Les participants ont brandi des drapeaux iraniens et scandé des slogans tels que « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël ».
Des responsables de haut rang, y compris le vice-président iranien Mohammad Reza Aref et le commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), Esmail Qaani, ont pris la parole lors de l’événement.
« Ceux qui soutiennent les fauteurs de troubles et les terroristes sont des criminels et feront face aux conséquences », a déclaré Qaani.
Les premières manifestations en Iran, qui ont commencé en décembre 2025, étaient motivées par des raisons économiques. Cependant, elles ont rapidement pris une tournure politique et se sont répandues dans tout le pays. Les autorités ont tenté de les réprimer par la force. Des témoins et des organisations de défense des droits de l’homme ont rapporté que les forces de sécurité iraniennes avaient ouvert le feu sur les manifestants à travers le pays. Le gouvernement a bloqué l’accès à Internet et aux services de téléphonie mobile.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré le 23 janvier que le nombre de victimes des manifestations avait atteint 3 117. Parmi eux, 2 427 étaient des civils et des membres des forces de sécurité. Le ministre a qualifié les autres victimes de « terroristes ».
Les organisations de défense des droits de l’homme indépendantes fournissent des évaluations variées. L’agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, rapporte que plus de 7 000 personnes ont été tuées, la plupart étant des manifestants.
Traduction : Emma Chobanyan
— Arménie Info
