Au moins six personnes ont été tuées lors de manifestations de cinq jours contre la crise économique en Iran.
C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse Associated Press dans la soirée du 1er janvier. Reuters a également signalé les premières victimes des manifestations, citant des médias locaux et des organisations de défense des droits de l’homme, sans toutefois préciser le nombre de victimes, comme l’indique le service russe de DW.
Selon l’agence de presse iranienne Fars et le groupe de défense des droits de l’homme Hengaw, plusieurs décès ont été enregistrés dans la ville de Lordegan, située dans le sud-ouest de l’Iran. Une autre personne a été tuée dans la province de Isfahan, au centre du pays.
Le 1er janvier, la télévision d’État iranienne a rapporté qu’un membre des Bassidj, une milice paramilitaire, avait été tué dans la ville de Kuhdasht, dans la province occidentale de Lorestan.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a accusé les manifestants d’être responsables de sa mort.
Hengaw, l’organisation de défense des droits de l’homme, affirme que la victime était un manifestant tué par les forces de sécurité.
Les manifestations en Iran ont commencé le 28 décembre. Ce jour-là, des commerçants à Téhéran, d’abord des vendeurs de téléphones portables, puis d’autres, ont fermé leurs magasins en signe de protestation contre la détérioration de la situation économique du pays. Par la suite, des habitants d’autres grandes villes ont également rejoint les manifestations.
Le 30 décembre, des rapports ont fait état des premiers affrontements entre manifestants et forces de police, au cours desquels les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes.
Selon DPA, la manifestation s’est rapidement transformée en un acte de protestation politique, où les manifestants scandaient des slogans tels que « Mort au tyran » et « Vive le roi ».
Traduction : Emma Chobanyan
— Arménie Info
