L’entêtement de Bakou conduira inévitablement à une escalade des tensions entre les casques bleus russes et les forces armées azerbaïdjanaises

Armen Vardanian

Les deux réponses dures du ministère azerbaïdjanais de la Défense au ministère russe de la Défense placent la Russie, pour ne pas dire plus, devant la nécessité de prendre des décisions drastiques. Alors que Moscou a eu recours à des opérations militaires spéciales en Ukraine pour protéger ses intérêts et maintenir sa position dans le monde international, pour laquelle il a mis toutes ses cartes sur la table, l’Azerbaïdjan tente de frapper la réputation de la Russie en Artsakh.

La Russie a répondu au gant qui lui a été jeté pendant deux décennies en Ukraine, brûlant de ses propres mains le chemin du retour dans ce conflit géopolitique, recevant à ce moment crucial un autre coup dans le dos, de la part des États turcs.

La déclaration publiée après la séance du 28 mars du Conseil de sécurité de la RA indique que l’analyse de la situation autour de l’Arménie et de l’Artsakh montre que l’Azerbaïdjan, en essayant de trouver des justifications imaginaires, prépare le terrain pour de nouvelles provocations en direction de la République d’Artsakh, y compris accusant la République d’Arménie d’actions destructrices dans l’accord de paix.

Si l’Azerbaïdjan franchit une telle étape, cela signifiera non seulement ses véritables aspirations envers l’Artsakh, c’est-à-dire le nettoyage ethnique en Artsakh, et dans le cas de l’Arménie, la mise en œuvre de revendications territoriales, mais aussi l’ouverture d’un « deuxième front » contre la Russie, car le garant de la sécurité en Artsakh est le russe est la force de maintien de la paix, et en Arménie – la 102e base militaire russe.

Une question légitime se pose de savoir à qui profite aujourd’hui l’ouverture d’un « second front » contre la Russie. La réponse : les pays occidentaux. Dans ce contexte, malgré les inquiétudes des pays occidentaux et les forts appels à la retenue de l’Azerbaïdjan, il est très discutable de s’attendre à ce qu’ils puissent avoir un impact significatif sur le risque de déstabilisation dans la région.

Il serait pour le moins surprenant qu’après les violations évidentes des dispositions des déclarations trilatérales du 9 novembre, les organisations internationales, les pays individuels, en particulier les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, n’aient pas refusé de donner un signe d’égalité entre les parties. : Dans cette situation, le ministère russe de la Défense réagit principalement en impliquant des forces de maintien de la paix supplémentaires à Parukh, ne permettant pas l’avancée des forces armées azerbaïdjanaises sur le modèle d’un bouclier vivant.

La persistance de l’Azerbaïdjan dans de nouvelles avancées conduira inévitablement à une escalade des tensions entre les soldats de la paix, les forces armées azerbaïdjanaises, et l’incident armé entre eux sera l’étincelle qui franchira les «lignes rouges» tracées par la Russie en Artsakh.

Il convient de noter qu’au cours des deux derniers jours, des avions de combat russes ont atterri à l’aéroport militaire d’Erebuni et ont survolé la frontière arméno-azerbaïdjanaise, envoyant des messages pertinents à Bakou.

Ces vols ont suivi l’ordre du ministre de la Défense de l’Azerbaïdjan de commencer des exercices militaires à proximité de l’armée. Ces mesures de la Russie prouvent qu’en cas de déstabilisation, elle aura recours à des mesures drastiques, et pour cela les capacités de la 102e base militaire russe sont plus que suffisantes. Il convient de noter que ces jours-ci, le Corps des gardiens de la révolution islamique a publié une autre déclaration, dans laquelle il a réitéré sa position répétée selon laquelle il ne permettra aucune violation de la frontière de l’État.

Mais aujourd’hui, la tâche principale est d’empêcher une nouvelle escalade provoquée par l’Azerbaïdjan par la voie diplomatique, ce que font les autorités arméniennes, attirant l’attention des organisations internationales sur les actions de l’Azerbaïdjan, l’exhortant à revenir à l’agenda de la paix.

« Dans la situation actuelle, le Conseil de sécurité considère qu’il est nécessaire de réaffirmer la position précédemment exprimée par la République d’Arménie et propose à la République d’Azerbaïdjan d’entamer immédiatement des négociations sur un accord de paix global« , indique le communiqué.

Déjà dans la soirée du 28 mars, la partie azerbaïdjanaise a pris du recul par rapport à son comportement agressif et inhumain, rétablissant l’approvisionnement en gaz de la République d’Artsakh via le seul gazoduc entrant dans l’Artsakh depuis l’Arménie. Soulignant que l’Azerbaïdjan avait bloqué à deux reprises l’approvisionnement en gaz naturel de l’Artsakh en mars et provoqué une crise humanitaire, le ministère des Affaires étrangères de la RNK a déclaré dans un communiqué que l’attaque terroriste humanitaire en Azerbaïdjan avait été largement critiquée par la communauté internationale. des mesures ont été prises, le rôle de la mission russe de maintien de la paix a été important. Le spectacle a semblé un peu flou dans les épisodes récents.

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