A quoi font face l’Arménie et l’Artsakh dans la situation tendue autour de l’Artsakh, lorsque l’approvisionnement en gaz est coupé « sous le nez » des casques bleus russes, et que les forces armées azerbaïdjanaises avancent sans tirer, occupant le village frontalier de Parukh. 

par H. Badalyan

S’agit-il d’un accord russo-azerbaïdjanais ou russo-turc, ou d’une « attaque » turco-azerbaïdjanaise contre la Russie, qui a été « détournée » en raison de la guerre d’Ukraine et se trouve dans un état quelque peu affaibli, pour couper l’Artsakh de la protection Russe? Il est très difficile d’obtenir la réponse exacte à cette question. 

De plus, il est possible que dans l’un des deux, l’Azerbaïdjan et la Turquie tentent de profiter de la situation, et la Russie, ne disposant pas d’une force de contre-action adéquate, concentrant tout dans la direction ukrainienne, soit obligée de conclure un accord. 

Après tout, l’arrêt de l’approvisionnement en gaz d’un village ou de l’Artsakh pendant un certain temps n’est pas important pour la Russie. C’est essentiel, vital pour les Arméniens, mais pas pour la Russie. 

Aller contre la Russie ne signifierait pas tant trouver une solution que donner à l’Azerbaïdjan et à la Turquie la possibilité d’accepter de nouveaux pots-de-vin de la Russie à nos dépens, car la Russie n’ira guère satisfaire le mécontentement de l’Arménie, qui en dépend, mais essaiera de répondre aux besoins de la Turquie et de l’Azerbaïdjan. 

En fin de compte, malheureusement, Moscou a développé un tel pouvoir hybride sur l’Arménie que, même si elle s’affaiblit un temps soit peu, elle sera toujours capable de le maintenir, en résolvant ses problèmes à moindre coût et moindre engagement. 

Il est à noter qu’Erevan essaie de le faire aujourd’hui, sans résultats tangibles pour le moment, car il n’y a pas d’approvisionnement en gaz vers l’Artsakh ou le retrait des Azéris de Parukh. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de suite, mais il faut avouer que la situation n’a évidemment pas une logique de « saisir l’opportunité », donc, en cas de solution, ce sera assez difficile et par comparer les positions géopolitiques. Et c’est vraiment une tâche très difficile pour l’Arménie avec une catégorie de poids plutôt modeste. 

Sans aucun doute, la situation nécessite un sérieux travail de réflexion politique et diplomatique à l’échelle pan-arménienne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :