Comme on le sait, Marseille contient une grande communauté arménienne. Le fait que des drapeaux et des affiches arméniennes aient été brandis au stade lors du match entre l’équipe olympique locale et le club de football azerbaïdjanais a suscité l’enthousiasme. (par H.Badalyan)

Le match s’est terminé sur le score de 3 à 1 en faveur de Marseille. Mais il est peu probable que les Azerbaïdjanais aient perdu à cause de l’action arménienne. Marseille est fort, sa victoire n’est pas du tout une surprise. 

Cependant, peu importe les sentiments ou l’humeur des Azerbaïdjanais. Ce qui compte, ce sont nos humeurs, nos sentiments et, plus important encore, notre façon de penser. L’action patriotique dans le stade Vélodrome est inspirante. Et il ne fait aucun doute que l’action a été initiée avec dévouement et patriotisme sincères. 

Toute la question est de savoir dans quelle mesure une telle réflexion est efficace. Que réalisons-nous avec cela, quel problème résolvons-nous face à l’adversaire ? Pratiquement aucun. 

Demain, ils peuvent commencer des actions similaires contre des clubs arméniens ou d’autres performances. D’autant plus qu’ils ont même l’argent pour payer des badauds pour tout ça. 

Au lieu de cela, nous devrions penser à réviser le réflexe arménien du rassemblement public de dénonciation et de réclamation, et atteler les sentiments patriotiques au domaine du travail objectif. 

Exemple encore récent, pendant la guerre de 44 jours, les communautés arméniennes d’Europe et des États-Unis ont organisé des milliers de rassemblements et bloqué des routes. POUR QUEL RESULTAT, EFFET ? 

Quel problème ces démarches ont-elles résolu, si ce n’est que la CNN américaine a commencé à couvrir la guerre plus ou moins en accord avec les idées dites arméniennes ou avec une logique qui les satisfait ? Mais qu’est-ce qui a changé depuis ? Nous avons été bercés dans une certaine satisfaction mentale. Quelqu’un peut-il dire autre chose ?

Un résultat silencieux, petit, mais concret est toujours préférable, plus efficace que le grand bruit, la grande image, qui, cependant, dans la pratique ne conduit pas à un résultat tangible qui change fondamentalement la situation. 

Bien sûr, l’objectivité peut aussi exiger un rassemblement, une action, mais même dans ce cas, si l’idée et la mesure du résultat sont très claires. Ainsi, il est temps de transformer le modèle de base méthodologique des actions de la diaspora arménienne, de les adapter aux réalités existantes, de fixer la tâche d’un résultat même modeste, mais objectivement mesurable.

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