Nous l’apprenions récemment, l’Iran va ouvrir un consulat à Kapan. L’information a reçu un grand écho dans les publics arméniens. La décision de l’Iran est principalement considérée dans le contexte des nouvelles réalités d’après-guerre, en particulier la nouvelle situation autour de Syunik.

par Hakob Badalyan 

À cet égard, il y a même des pensées dans les réactions arméniennes à la décision de l’Iran que Téhéran confirme une fois de plus ses approches au Syunik. Dans de nombreux cas, cela signifie que Téhéran a déclaré à plusieurs reprises l’inviolabilité des frontières des États régionaux, affirmant qu’il y avait ses lignes rouges. Ces déclarations ont souvent été perçues en Arménie comme l’expression de la volonté du Syunik de se défendre.

Dans la pratique, cependant, les décisions iraniennes à cet égard doivent être considérées non pas tant comme une volonté de « défendre le Syunik » que comme des décisions visant à défendre les intérêts iraniens autour du Syunik. Et ces intérêts, bien sûr, ne sont pas seulement sécuritaires ou politiques, mais aussi économiques. 

De ce point de vue, la circonstance du consulat iranien à Kapan signifiera d’abord une présence iranienne permanente dite légale à Syunik, pour être immédiatement au courant des développements au quotidien. 

Dans un sens clé, le consulat iranien à Kapan n’a pas pour objectif d’être prêt pour un quelconque résultat du processus de barrage routier régional, mais à un niveau plus élevé de prise de conscience immédiate. que ce soit pour « l’opérabilité » technique en cas de situation nouvelle. 

Soit dit en passant, il n’est peut-être pas superflu de mentionner ici que l’un des tronçons de l’autoroute Kapan-Goris non loin de Kapan est sous la subordination dite azerbaïdjanaise, avec un régime douanier. 

Il est louable que cette décision soit une nouvelle opportunité de communication pour approfondir la coopération économique et politique arméno-iranienne, notamment au niveau de la région de Syunik, lorsqu’il sera possible de travailler efficacement sur le terrain, donc attendez-vous à une plus grande efficacité au sens économique. 

En conséquence, la société arménienne est tenue de ne pas surestimer la décision de Téhéran, mais d’être aussi pragmatique que possible, de considérer les nouvelles opportunités qu’elle offre pour un travail mutuellement bénéfique.

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