par Hakob Badalyan

Dans la perspective du sommet du partenariat oriental à Bruxelles le 15 décembre, l’Arménie se concentre sur la prochaine réunion Pashinyan-Ali, à propos de laquelle même des prédictions bruyantes sont faites. 

En pratique, cependant, la réunion de Bruxelles s’inscrira en fait dans la logique du processus général, qui était présent lors de la réunion trilatérale de Sotchi et est présent dans les développements ultérieurs et contradictoires.

Il ne fait aucun doute que la réunion de Bruxelles est très importante, étant donné que l’ordre du jour sera humanitaire, il faut s’attendre à une évolution positive dans le retour des prisonniers de guerre. Dans le même temps, cependant, au lieu d’avoir des attentes décisives de la réunion Pashinyan-Poutine à Bruxelles, le public arménien mérite de se concentrer davantage sur le programme du Partenariat oriental. 

L’enjeu de la réunion du 15 décembre prochain n’est pas tant celui de l’Artsakh, ou du conflit arméno-azerbaïdjanais avec ses composantes sécuritaires et humanitaires. 

En termes simples, l’agenda de Bruxelles, basé sur un certain nombre de réalités objectives, ne peut pas être mis en contradiction avec celui de Sotchi. Avoir des attentes exagérées de Bruxelles reviendrait à être déçu par la suite. 

Des problèmes de sécurité non moins importants pour l’Arménie seront certes résolus ou discutés à Bruxelles. 

Mais particulier, nous parlons du paquet financier et économique que l’Union européenne envisage de fournir aux pays membres du programme oriental. En fait, l’allocation la plus importante après la Géorgie, est prévue pour l’Arménie – environ 2,6 milliards, dont la majorité en subventions ciblées. 

Ce « paquet » de l’UE est une aide clé pour augmenter le potentiel économique et même militaire de l’Arménie, ce qui aura naturellement un impact sur l’augmentation de son potentiel de politique étrangère souveraine. 

Par conséquent, à l’approche de Bruxelles, la tâche de l’Arménie doit être de faire en sorte que l’Assemblée du Partenariat oriental soit un point de renforcement fiable, sinon irréversible, du paquet d’allocations à l’Arménie. 

De plus, nous ne devons pas permettre que cette question soit liée aux pourparlers arméno-azerbaïdjanais sur la question de l’Artsakh, en particulier la réunion à Bruxelles sous la médiation de Bruxelles. Parce que l’Azerbaïdjan fera de son mieux pour retarder au mieux la perspective d’allocations financières et économiques à l’Arménie. Par ailleurs, seuls 100 millions d’euros d’aides sont envisagées pour l’Azerbaïdjan.

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