Raffi Kortoshyan, directeur adjoint de la Fondation pour l’étude de l’architecture arménienne, a commenté les actes de vandalisme perpétrés contre les monuments culturels et religieux arméniens sur les territoires passés sous le contrôle de l’Azerbaïdjan au cours de la guerre de 44 jours dans le Haut-Karabakh (Artsakh en arménien).

Dans une conversation avec Rusarminfo, l’expert a déclaré que les autorités azerbaïdjanaises n’essaieront jamais de garantir les droits des Arméniens du Karabakh à leur patrimoine culturel et religieux. Selon le spécialiste, le dernier incident concernant une église à Hadrut, sur laquelle des inscriptions arméniennes ont été effacées, en est la preuve.

Raffi Kortoshyan a noté que l’UNESCO ne peut rien faire d’autre que de faire des déclarations, y compris ne pas pouvoir envoyer ses experts dans les territoires contrôlés par l’Azerbaïdjan. Dans le même temps, l’expert estime que la décision de la Cour internationale de justice des Nations unies à La Haye concernant le procès intenté par l’Arménie à l’Azerbaïdjan est sans précédent.

« En vertu de cette décision, l’Arménie est reconnue comme le successeur légal et le propriétaire des monuments situés dans les territoires considérés comme des territoires internationalement reconnus de l’Azerbaïdjan․ Il s’agit d’une situation sans précédent car, dans le passé, la juridiction des pays dans lesquels les monuments sont situés a été reconnue sur les monuments », a-t-il déclaré.

Raffi Kortoshyan a souligné que l’Arménie a maintenant tous les droits de faire appel à la cour internationale de l’ONU avec des preuves d’empiètements azerbaïdjanais sur les monuments arméniens. Et en l’absence de réponse, l’Arménie a le droit de faire appel au Conseil de sécurité des Nations unies.

Sources : https://www.courrier.am/fr/region/la-cour-de-la-haye-reconnait-larmenie-comme-heritiere-des-monuments-du-karabakh

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