Une déclaration de l’ambassadeur américain en Azerbaïdjan permet de considérer la réunion Pashinyan-Aliyev dans le cadre du sommet du partenariat oriental de l’UE à Bruxelles sous un jour quelque peu différent. 

« Les États-Unis ont travaillé dur pour mettre les dirigeants face à face. J’espère que cette rencontre sera un pas en avant dans l’établissement de relations normales entre les pays. (…) Nous nous félicitons de cette volonté, nous espérons que les parties en bénéficieront », a déclaré l’ambassadeur américain à Bakou Litsenberger le 15 décembre. 

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Le Président du Conseil de l’Europe Charles Michel

Bien sûr, il est clair que de telles réunions ne s’organisent pas en une journée ni même en un mois. Dans ce contexte, la déclaration de l’ambassadeur américain est significative, si l’on tient compte du fait que début novembre, Erika Olson, sous-secrétaire d’État adjointe aux Affaires européennes et eurasiennes, a effectué une visite régionale à Erevan, Bakou et en Géorgie.

Cependant, il convient de noter que l’effort pour organiser la réunion Pashinyan-Aliyev a commencé en septembre, et cet effort a été rendu public fin septembre, lorsque la réunion des coprésidents des ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan a eu lieu à New York après une pause d’un an. 

Avant cette réunion, la question de l’Artsakh a été discutée par le président russe Poutine et le président du Conseil de l’Europe Charles Michel. Après la réunion à New York, le secrétaire d’État adjoint américain et le secrétaire adjoint du Conseil de sécurité ont rencontré les coprésidents du groupe de Minsk. 

Deputy assistant secretary Erika Olson visits Azerbaijan - U.S. Embassy in  Azerbaijan
Erika Olson, sous-secrétaire adjointe aux affaires Européennes et Eurasiennes, avec l’ambassadeur américain à Bakou Litsenberger le 15 décembre. 

Dans ce contexte, la réunion de Bruxelles peut-elle être le résultat d’un tel processus, si l’on prend en compte le fait que la situation dans la région du 16 novembre est devenue d’une tension brutale et sans précédent après la réunion de Paris. 

En parlant de la réunion de Paris, nous devons prêter attention non seulement à la nouvelle réunion des coprésidents, mais aussi à ce qui s’est passé ensuite, la réunion des ministres français, russe des Affaires étrangères et de la Défense. 

D’ailleurs, à cet égard, le fait que la coprésidente américaine du groupe de Minsk soit arrivée à Erevan avec Erika Olson début novembre, qui devait être rejointe par les coprésidents russo-français pour une visite régionale, ne mérite pas moins d’attention.

Cependant, la visite n’ayant pas eu lieu, on ne sait pas pourquoi les coprésidents russo-français ne sont pas arrivés dans la région. 

A cet égard, Nikol Pashinyan a demandé au coprésident américain à Erevan pourquoi la visite n’avait pas lieu, et a déclaré qu’il avait l’impression que le problème était l’Azerbaïdjan. 

Dans le contexte des couches visibles de cette chronologie des événements, la déclaration de l’ambassadeur des États-Unis en Azerbaïdjan au sujet de la réunion à Bruxelles laisse-t-elle entendre que sans la participation des États-Unis, il ne peut y avoir aucune perspective de processus, qu’il soit visible ou par la logique de parallèles sous-marins ? 

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