Le représentant spécial du secrétaire général de l’OTAN, Pierre Colomina, a déclaré lors d’une réunion avec le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan à Erevan le 6 avril que « l’OTAN est déterminée à assurer la paix et la stabilité dans le Caucase du Sud et est prête à contribuer à ce processus« . 

Comment l’OTAN est-elle prête à soutenir la paix dans le Caucase ? Pourquoi l’alliance n’a-t-elle pas été en mesure de soutenir cette paix pendant la guerre de 44 jours dans laquelle la Turquie, membre de l’alliance, était directement impliquée ? De plus, quelques jours après le déclenchement de la guerre, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est rendu en Turquie. On ne sait pas quelle fut la teneur des discussions à Ankara. (Hakob BADALYAN)

Pendant ce temps, il n’y a pas eu de déclaration de condamnation de la part de la Turquie de l’Alliance de l’Atlantique Nord. Bien sûr, le problème ici n’est pas dans le domaine moral. Il est clair qu’avant d’attendre quoi que ce soit de l’OTAN, il fallait attendre quelque chose de son propre allié stratégique. Mais, bien sûr, la société arménienne, y compris le pouvoir politique, ne se fait aucune illusion sur l’allié. 

C’est une autre question, qui appartient bien sûr à l’Arménie, mais qui ne recouvre pas d’autres questions, dont notamment la manière dont le bloc envisage son soutien à la stabilité et à la sécurité du Caucase. Et ceci en dépit du fait que l’Alliance de l’Atlantique Nord elle-même ne passe pas un bon moment en ce moment.

En particulier, malgré la position anti-russe collective sur l’Ukraine au sujet de l’Ukraine, l’OTAN a toujours des positions divergentes sur un certain nombre de questions, y compris la guerre en Ukraine, une éventuelle action contre la Russie, et même l’adhésion de la Suède et de la Finlande, que l’OTAN « jeune  » s’est prononcé contre l’un des membres, le président de la Croatie.

En général, l’avenir même de l’OTAN en tant qu’alliance militaro-politique viable est lui-même remis en question dans le contexte de la politique des dirigeants de l’alliance.

Sans aucun doute, l’accent est désormais mis sur les mécanismes dits de sécurité locale, qui de jure n’excluent pas la poursuite de l’OTAN, mais de facto disent que les dirigeants de l’alliance recherchent des mécanismes pour agir indépendamment les uns des autres en matière de sécurité et de défense militaire. -politique sous forme d’alliances ou d’associations locales. 

Dans cette situation, l’OTAN reste certes un acteur clé de la sécurité mondiale, mais la question de la prévisibilité de son comportement devient, c’est un euphémisme, une question ouverte, posant la question de la viabilité de l’alliance pour la sécurité et la stabilité dans le Caucase, surtout avec la Russie, dans des conditions de contraste chaud.

Il y a ici une lacune, si le Caucase est considéré comme une plate-forme pour des contacts et des communications même indirects et médiatisés avec la Russie. Mais, Dans ce cas, la question est : qu’est-ce que l’OTAN aujourd’hui ? 

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