Le ministère arménien de la Défense a rapporté des informations sur le feu de signalisation des forces armées azerbaïdjanaises en direction des positions situées à l’ouest de la frontière arméno-azerbaïdjanaise, à la suite de quoi le sergent Hrach Arami Manasaryan, un militaire sous contrat de l’armée arménienne, a été tué et son subalterne blessé. La vie du soldat blessé n’est pas en danger. L’incident tragique aurait eu lieu dans la région de Yeraskh dans l’après-midi du 7 mars.

Pendant un certain temps, il y a eu une stabilité relative à la frontière arméno-azerbaïdjanaise, sans incidents tragiques. Cette stabilité est brisée. La question est de savoir si c’est une nervosité ponctuelle ou si cela relève des intentions ou des plans d’instabilité à plus long terme de l’Azerbaïdjan ? 

Le fait est que Bakou a publié des informations sur des violations présumées du cessez-le-feu par la partie arménienne, qui ont été démenties par le ministère arménien de la Défense. Dans le même temps, l’Azerbaïdjan maintenait la situation tendue en direction de l’Artsakh, en particulier du village de Khramort près de la ligne de contact, en direction duquel des tirs plus intenses ont eu lieu hier. 

Cela suggère que l’Azerbaïdjan aggrave la situation de manière systématique. Cette circonstance devient plus sensible dans le contexte de la guerre ukrainienne.

La tension monte parallèlement au processus de négociation russo-turc. Le risque d’instabilité dans le Caucase est peu susceptible d’être souhaitable pour la Russie, « coincée » en Ukraine. 

De plus, Moscou a tenté de se sécuriser à cet égard avec une « déclaration d’alliance » avec Bakou. En revanche, déstabiliser la situation peut être un moyen de faire pression sur Moscou. Dans le même temps, il convient de noter que cela se produit depuis la direction du Nakhitchevan, où l’influence et la présence de la Turquie sont assez importantes.

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