Après les pourparlers Lavrov-Abdollahian à Moscou le 6 octobre, le ministre russe des Affaires étrangères s’est exprimé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien, déclarant avoir discuté avec le ministre iranien Abdullahian de la question de la création d’une jauge « 3 + 3 », où, selon Lavrov, les trois pays du Caucase et leurs trois principaux voisins – la Russie, la Turquie et l’Iran – coopéreront. 

Lavrov a indiqué qu’ils travaillent avec leurs homologues arméniens sur cette mesure, qu’ils espèrent que la Géorgie sera positive, car la mesure aidera à résoudre les problèmes qui entravent le développement de la Géorgie. Lavrov fait allusion aux problèmes avec la Russie, c’est pourquoi la Géorgie rejette ce niveau de coopération régionale. 

En effet, dans une déclaration du 3 + 3, le ministre russe des Affaires étrangères a souligné que le principal problème de l’Iran est de demeurer en dehors du processus régional, ce qui provoque du mécontentement.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (à droite) et son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian tiennent une conférence de presse conjointe à l’issue de leur rencontre à Moscou le 6 octobre 2021. (Photo by KIRILL KUDRYAVTSEV / POOL / AFP)

Il est à noter que Lavrov annonce à la fois ces signaux et le dispositif « 3 + 3 ». Le fait est qu’après New York, il a annoncé que les coprésidents s’étaient mis d’accord avec les parties sur la perspective de visites régionales, notamment à Stépanakert. 

Il est à noter que parallèlement à la visite du ministre iranien des Affaires étrangères à Moscou, peu de temps avant la rencontre avec Lavrov, le secrétaire d’État américain Blinken a appelé de Moscou à Moscou pour discuter avec Lavrov de la question du programme nucléaire iranien. Dans ce contexte, après la rencontre avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Lavrov parle de « 3 + 3 », qui est en fait la mesure de l’Iranien, pas du « 6 » turc.

C’est d’ailleurs l’Iran qui, au milieu de la guerre en cours, avait envoyé le vice-ministre des Affaires étrangères Araghi à Bakou, Erevan, Tbilissi, Moscou et Ankara pour discuter du quota 3 + 3. Pour l’Iran, c’est la « zone d’assurance ».

En revanche, il n’est pas exclu, y compris dans le cadre de l’appel de Blinken, que l’Iran se voie proposer cette option à condition que Téhéran revienne pleinement et rapidement aux pourparlers nucléaires de Vienne. 

Dans tous les cas, la raison de cette hypothèse peut être qu’avant la rencontre avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Lavrov a parlé de l’accord nucléaire avec le secrétaire d’État américain Blinken. 

La négociation Lavrov-Abdullahian est-elle parvenue à une conclusion prometteuse sur ce sujet? Ou a-t-il été finalisé mais doit encore être discuté ? Très probablement, nous avons affaire à la deuxième option, où toutes les parties doivent encore passer par les détails. 

La question clé, cependant, reste la question nucléaire iranienne, qui, à moins qu’elle ne reprenne le contrôle, est peu susceptible d’avoir une perspective dimensionnelle stable dans le Caucase.

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