Selon les données du comité statistique, au premier semestre de cette année, la croissance de l’activité économique est de 11,8 % par rapport à la même période l’an dernier. Le volume de la production industrielle a augmenté de 5,8 %. La croissance enregistrée dans le secteur de la construction en janvier-juin est de 12,7%, le chiffre d’affaires du commerce a augmenté de 10,7% et le volume des services de 26,9%. Le chiffre d’affaires du commerce extérieur a augmenté de 44%, tandis que les exportations ont augmenté de 36,3% et les importations de 48,7%. Afin de comprendre à quel point cette croissance est pérenne, nous devons établir clairement ce qui a contribué à la croissance. Ainsi, nous saurons si la croissance est fragile et de court terme, ou si nous pouvons compter sur une croissance solide et de long terme. (via Armouhi Melkonyan)

Afin de bien brosser le tableau, les chiffres du secteur industriel peuvent nous aiguiller. Selon les données du comité politique, il y a eu une augmentation de 5,8% de la production, mais le comité présente également d’autres données : l’indice des prix industriels. Au premier semestre de cette année, par rapport à la même période l’an dernier, l’indice des prix industriels a augmenté de 7,8 %. Une autre donnée concernant le chiffre d’affaires du commerce extérieur. Comme nous l’avons vu, nous avons importé plus que nous n’avons exporté.

De plus, ce bon semestre tire ses chiffres avantageux d’une comparaison avec une période où l’économie tournait mal. C’était le début de l’après-guerre, et les restrictions liées à l’épidémie venaient d’être levées.

Ajoutons à cela que le conflit russo-ukrainien a généré un flux de personnes et de capitaux vers notre pays, créant un appel d’air inespéré sur l’économie. Lorsque ces facteurs de croissance s’affaibliront notre économie sera confrontée davantage de problèmes.

Le comité des litiges a également publié des données sur le secteur rural.

En 2022 dans la première moitié de l’année, il y avait une baisse de 5,5 pour cent. Dans le cas où l’on parle à nouveau d’une crise alimentaire causée par des incidents russo-ukrainiens (aujourd’hui la Russie occidentale), et le danger est bien réel.

Cette baisse prouve qu’il est nécessaire que l’État change radicalement son attitude envers le secteur rural en augmentant significativement le montant des aides, faute de quoi l’alimentation viendra s’ajouter aux problèmes de défense auxquels est confronté notre pays, avec les conséquences économiques et sociales les plus complexes.

Quand on parle de croissance économique, n’oublions pas de parler du taux d’inflation. Au premier semestre de cette année, par rapport à la même période l’an dernier, les prix à la consommation ont augmenté de 8,1 %, et en ce mois de juin, par rapport au mois de juin précédent, de 10,3 %.

Et lors de l’étude des données publiées au début de ce mois, nous voyons l’indice d’inflation sur douze mois – 10,2 %. Ce qui, bien sûr, est un indicateur très élevé. Nous ne développerons pas ici les causes de l’inflation (facteurs externes et internes, dus à l’afflux de personnes en Arménie, une forte augmentation de la demande sur le marché de la consommation), car nous avons parlé de l’occasion.

Et surtout, lorsque le comité électoral publie des données, ces données sont nominales et non factuelles. Cela signifie ce qui suit. si la croissance de l’indice des prix à la consommation en janvier-juin de cette année était de 8,1 % et que l’indicateur de l’activité économique était de 11,8 %, alors la croissance réelle réelle au niveau de l’ensemble de notre économie était de 3,7 %.

Au fond, si l’on tient compte des défis géopolitiques posés à l’Arménie, même une croissance de 3,7 % n’est pas mauvaise, tout en étant pas davantage un motif de réjouissance. Parce que si on tient compte des facteurs qui ont contribué à la croissance, on s’aperçoit qu’elle ne promet rien de structurel et de prolongé.

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