Par Hakob Badalyan

Le 22 octobre, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a reçu la nouvelle ambassadrice de France en Arménie Anne Louyot. Un communiqué officiel sur la réunion indique que le Premier ministre et l’ambassadeur ont parlé de la « feuille de route » des actions arméno-françaises. 

Selon le rapport, l’ambassadrice a indiqué qu’ils prévoyaient d’élaborer une « feuille de route » dans un proche avenir. De quoi s’agit-il, ce n’est pas encore clair ! Quelles actions conjointes l’Arménie et la France préparent-elles ? 

Dans le communiqué officiel de la réunion, il semble qu’il n’y ait pas eu de discussion sur la visite du président français en Arménie, alors que ce sujet semblait à l’ordre du jour durant l’été. 

Quand le président français fera-t-il donc sa visite officielle attendue en Arménie ?
Même si cette « sortie » devait être de de nature régionale, la France ne la considère-t-elle pas pour le moment nécessaire et possible ? 

Au cours de la guerre de 44 jours contre l’Artsakh, la France a depuis adopté une position ferme en accord avec les intérêts de l’Arménie, les deux chambres du parlement français adoptant une résolution reconnaissant l’indépendance de l’Artsakh dans le cadre du statu quo du cessez-le-feu de 1994. 
Bien entendu, cette résolution n’a pas été approuvée par l’exécutif. 

Au fil du temps, cependant, il y a une tendance à ce qu’on appelle le « nivellement » de la position de la France.

D’autre part, du point de vue des relations arméno-françaises, ce qui importe n’est pas l’illusion d’une alliance anti-turque ou anti-azerbaïdjanaise de la France avec l’Arménie, mais l’expansion et l’approfondissement du niveau d’activité d’une telle relation. 

En conséquence, plus important que la visite du président français, c’est la feuille de route et le programme que l’Arménie et la France développeront qui sont à connaître.

Nikol Pashinyan a indiqué à l’ambassadeur que l’Arménie s’intéresse aux activités des entreprises françaises, notamment dans le domaine de la construction. 

Bien sûr, cet intérêt mutuel a déjà vécu avant la Révolution de velours, mais dans l’ensemble la question demeure : quels sont les intérêts des entreprises françaises à cet égard et dans quelle mesure l’Arménie est-elle prête à les satisfaire, à la fois en termes de marché et d’environnement d’affaires?

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