Photo : les routes régionales de l’héroïne,  © SSI/OFDT

Le bureau du procureur général d’Arménie a présenté des statistiques de la lutte contre le trafic de drogue conjointement avec des collègues iraniens et démenti les accusations du président azerbaïdjanais.

Le 15 octobre, lors d’un sommet en ligne des chefs d’État de la CEI, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a déclaré que l’Arménie, en collusion avec l’Iran, avait utilisé le territoire du Haut-Karabakh pendant 30 ans pour se livrer au trafic de drogue vers l’Europe. 

En réponse, le Premier ministre Nikol Pashinyan a noté que l’Arménie et l’Iran combattent conjointement le trafic international de drogue. 

Plus tard, le ministère iranien des Affaires étrangères a également réagi, qualifiant de fausses les déclarations d’Aliyev.

Dans un communiqué, le bureau du procureur général indique qu’en 2020, 13 affaires pénales ont été ouvertes sur des affaires de trafic de drogue à la frontière de l’Arménie et de l’Iran, des accusations ont été portées contre 14 personnes.

Au cours des 9 premiers mois de 2021, 12 cas ont fait l’objet d’une enquête, des accusations ont été portées contre 24 personnes – des citoyens d’Arménie et d’Iran. Si en 2017-2020, 157 kg de stupéfiants ont été saisis à la frontière, en 2021 ce chiffre était de 451 kg.

Ces dernières années, les forces de l’ordre d’Arménie et d’Iran ont activement lutté contre le trafic de drogue à travers le territoire du Haut-Karabakh. Selon le parquet général, de 2016 à ce jour, 7 captures ont été recensées. 

Le volume total de drogues transportées d’Iran vers le Haut-Karabakh était de 28 kg. Dans 7 affaires pénales, des accusations ont été portées contre 16 citoyens, dont 10 ont été condamnés à des peines de prison.

Toutes ces données indiquent que les accusations du président azerbaïdjanais n’ont rien à voir avec la réalité, note le bureau du procureur. Ils sont dépourvus de données factuelles et visent à discréditer l’Arménie et l’Iran. 

De plus, le bureau du procureur général pense qu’Aliyev essaie de cacher le fait que l’Azerbaïdjan est lui-même un territoire de transit pour le trafic de drogue, rapporte armeniasputnik.am.

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