Naira Hayrumyan pour Iragir.am 

A l’occasion du premier anniversaire de la deuxième guerre d’Artsakh, Aliyev a déclaré qu’il était prêt à reconnaître la « communauté du Haut-Karabakh », mais pas sur le territoire de l’Azerbaïdjan. Il a cependant réitéré qu' »il n’y a pas de Haut-Karabakh » en Azerbaïdjan après la guerre. Il a également appelé l’Arménie à adopter une nouvelle Constitution et à renoncer à ses exigences contre la Turquie. 

En outre, il a déclaré que le ministre russe de la Défense Choïgou n’avait pas parlé de nouvelles armes pour l’Arménie, « rien ne gâchera les relations entre Bakou et Moscou ».

Ces déclarations, malgré leur penchant à l’auto-conviction, montrent sa crainte de ce qu’il a produit.

Dans le même temps, bien qu’il se contorsionne à « expliquer » à sa société que l’Artsakh n’est pas l’Azerbaïdjan, il devra un jour l’accepter. Selon lui, sa « tâche » était de convaincre son propre peuple qu’il serait nécessaire de reconnaître l’indépendance de l’Artsakh. 

Aliyev a pourtant admis à plusieurs reprises que dans des conversations privées, les politiciens mondiaux l’exhortent à reconnaître l’indépendance de l’Artsakh.

Maintenant, il lui est plus difficile d’expliquer à son peuple pourquoi « il n’y a pas d’unité appelée Haut-Karabakh en Azerbaïdjan », pourquoi la communauté mondiale ne reconnaît pas « l’intégrité territoriale » de l’Azerbaïdjan selon les « cartes soviétiques ». Jusqu’à présent, seuls Aliyev, Poutine et Pashinyan et l’opposition arménienne, qui a peur de s’exprimer contre l’ancien maître soviétique, reconnaissent ces cartes.

Le monde ne reconnaît pas les accords « trilatéraux » comme un règlement, comme en témoigne la réunion des ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan à New York un an après le début de la guerre.

Aliyev, bien qu’ayant longtemps refusé, a néanmoins accepté la réunion sous les auspices des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE. Cela signifie que le processus peut revenir au niveau de l’OSCE à partir du schéma des « accords trilatéraux ». La question demeure, quelle ligne prévaudra ? 

La Russie attribue des « fonctions purement humanitaires » au groupe de Minsk de l’OSCE, tandis que les États-Unis et la France parlent du statut et du règlement politique de l’Artsakh. Comment fonctionnera le groupe de Minsk ?

 La « déclaration trilatérale » a été signée par l’Arménie Bakou avec la médiation de la Russie, ce qui signifie que la Russie est responsable du résultat. L’Arménie reconnaîtra-t-elle le statut de l’Artsakh indépendant de Bakou ? Et de quoi Yerjan va-t-il parler dans les négociations ?

Par ailleurs, le fait que la réunion ait eu lieu au siège de l’ONU dans le cadre de la session de l’Assemblée générale peut indiquer que la période « trilatérale » du règlement du Karabakh, malgré la résistance de Bakou et de Moscou, touche à sa fin.

Comment Aliyev va-t-il agir ? Il a déjà fait le premier pas, en fait il a déclaré que le Karabakh n’est pas l’Azerbaïdjan.

source : https://www.lragir.am/2021/09/28/670965/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :