(photo : la ville de Karajan)

Ilham Aliyev, dans ses déclarations officielles et sur Twitter, s’exprime de plus en plus fréquemment avec une confiance et une morgue inaltérable à propos de son « corridor de Zangezur ». 

Nous avons vu que de hauts responsables arméniens ont déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas de discussions sur cette idée de couloir remis à la souveraineté de l’ennemi, et que des négociations étaient en cours uniquement sur la question du déblocage des voies de communication. 

Récemment, le vice-Premier ministre Mher Grigoryan et le secrétaire du Conseil de sécurité Armen Grigoryan ont exprimé de telles opinions, ce qui prouve qu’il n’y a eu aucun changement dans la position officielle de l’Arménie. 

N’oublions pas que les rumeurs sur les pourparlers sur le couloir ont également été démenties par le vice-Premier ministre russe Alexei Overchuk. Il est possible de prêter attention aux déclarations officielles de la partie azerbaïdjanaise après les réunions trilatérales. 

En particulier, il y a quelques jours, le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, a déclaré qu’il était prêt à normaliser les relations avec l’Arménie en débloquant les communications. 

En fait, Aliyev, lorsqu’il parle de corridor, signifie en réalité le déblocage des voies de transport, il manipule simplement les faits avec ses déclarations, présentant le souhaité comme une réalité. Il est évident que la déclaration d’Aliyev s’adresse à son « public » azerbaïdjanais

Réalisant que les pourparlers ne se déroulent pas selon le scénario qu’il souhaite, car il a nourri la société azerbaïdjanaise de cette attente, le dictateur de Bakou essaie de présenter les pourparlers sur le déblocage des routes comme des négociations sur la création d’un corridor. 

Autrement dit, si au stade X il est possible de mettre en œuvre l’état de déblocage des routes fixé par le communiqué trilatéral du 9 novembre, Ali prépare le terrain pour le présenter comme une réalisation de la promesse du corridor. 

En attendant, il faut noter qu’il existe des différences significatives entre le déblocage du corridor et celui des routes. Le corridor présuppose une concession de droits souverains sur le territoire, alors que le déblocage des routes ne présuppose pas une telle chose, puisqu’il y aura des postes de contrôle arméniens.

Alors, en définitive, quelle est notre ligne rouge dans le couloir de Zangezur ?  Quels développements peut-on attendre de la réouverture des pourparlers ?

Ces derniers temps ont eu lieu des réunions trilatérales de vice-premiers ministres, des déclarations de responsables arméniens, russes et azerbaïdjanais sur la question. Il faut donc s’attendre à ce que les parties soient en approche d’une solution négociée. Néanmoins, le corridor du Nakhitchevan, contrairement aux exigences de l’Azerbaïdjan, n’aura certainement pas lieu car il n’est en aucun cas une option des Arméniens.

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