L’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie seraient sur le point de signer un nouvel accord sur la démarcation et la délimitation des frontières et l’ouverture des liaisons de transport. Selon les médias russes et arméniens et à partir de « sources diplomatiques fiables » »familières avec le sujet », lors de cette réunion, la Russie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan signeront un nouvel accord, annoncé à l’anniversaire du cessez-le-feu négocié par la Russie.

L’information sur les deux déclarations trilatérales devant être signées à Moscou le 9 novembre est de nouveau parue dans la presse arménienne. Selon une source anonyme, l’Arménie et l’Azerbaïdjan devraient signer des documents sur la délimitation de la frontière arméno-azerbaïdjanaise sous les auspices de la Russie.

– Le premier concernera la délimitation et la démarcation des frontières entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, selon lesquelles « Erevan et Bakou se reconnaîtront mutuellement leurs frontières et leur intégrité territoriale, sur la base des cartes de l’état-major du ministère soviétique de la Défense des années 1920 ». 

– Le second garantirait l’ouverture des liaisons de transport entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, permettant notamment une liaison de transport entre les régions occidentales de l’Azerbaïdjan et le Nakhitchevan à travers le sud de l’Arménie, ainsi que de donner à l’Arménie une connexion avec l’Iran et la Russie via l’Azerbaïdjan. 

La possibilité d’une liaison de transport entre le Nakhitchevan et les régions occidentales de l’Azerbaïdjan a été un point de discorde entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ces derniers mois, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev exigeant un « couloir », qu’il a également menacé d’établir par la force militaire. Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a précédemment nié qu’une telle connexion de transport constituerait un « couloir ».

Aucune confirmation officielle d’aucune de ces affirmations n’a encore été fournie par aucun des trois pays. 

Cependant, s’adressant à RIA Novosti , le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que si un accord sur une réunion trilatérale est conclu, « le Kremlin en fera rapport en temps voulu ». 

Plus tôt cet automne, Pashinyan et Aliyev avaient fait des déclarations d’ouverture à une rencontre.

Le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères a déclaré à propos de la diffusion de l’information qu’une réunion trilatérale entre Poutine, Pashinyan et Aliev n’est pas prévue pour le moment. 

Le porte-parole du Kremlin, Peskov, a également évoqué la question, affirmant qu’au cas où une telle réunion serait organisée, il y aurait des informations pertinentes. 

Cependant, il y a un indicateur qui mérite l’attention : la réaction des deux autres coprésidents du groupe de Minsk, la France et les États-Unis. S’il s’agit de deux documents trilatéraux, comme le prétend l’information anonyme, quelle attitude adopteront Washington et Paris, qui sont connus pour parler de reprise du processus dans le cadre de la coprésidence du groupe de Minsk, réglant les questions restantes de l’Artsakh et de son statut par des négociations pacifiques ?

Comment Washington et Paris ont-ils réagi, ou réagiront-ils devant la probabilité de tels pourparlers « privatisés » par Moscou? 

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