L’Artsakh est privé d’approvisionnement en gaz depuis des jours. L’Azerbaïdjan n’autorise pas l’accès à la zone sous son contrôle, où le gazoduc reliant l’Arménie à l’Artsakh a été endommagé dans des circonstances inconnues. Les casques bleus russes négocient avec l’Azerbaïdjan depuis des jours, mais en vain. 

Cela signifie que soit les pourparlers sont un théâtre, soit il y a une pression conjointe sur l’Arménie sur une question, soit la Russie ne fait pas assez d’efforts pour résoudre la question, forçant l’Azerbaïdjan à se conformer aux dispositions de la déclaration du 9 novembre. 

On ne parle pas de gaz, mais on parle d’un transport garanti de l’Arménie à l’Artsakh par le corridor de Lachin. Et le gazoduc est un moyen de transport, et le gaz est une denrée de première nécessité, surtout en hiver.

Il s’avère que la Russie ne veut pas ou ne peut pas assurer sa responsabilité. Divers scénarios peuvent être envisagés ici, y compris le fait qu’Erevan subit des pressions pour demander au groupe de Minsk de l’OSCE des pourparlers arméno-azerbaïdjanais, qui mélangent les plans de la Russie, de Bakou et d’Ankara. 

Photo d’Armeniaspoutnik

Bien sûr, il est possible d’envisager l’option lorsque l’Azerbaïdjan, avec le soutien de la Turquie, avec le soutien de l’Occident, ose créer un problème pour la Russie, non seulement en termes d’incapacité à assumer sa responsabilité, mais aussi de semer ou approfondir l’humeur du public en Russie. 

Tout est possible, car nous sommes dans un environnement mondial aux turbulences inédites, où les principaux événements se concentrent en direction de l’Ukraine.

La question clé ici est de savoir comment l’Arménie et l’Artsakh peuvent résoudre leurs problèmes ou leurs démarches, en l’occurrence réparer le gazoduc et rétablir l’approvisionnement en gaz, sauvant ainsi l’Artsakh de la menace d’une crise humanitaire, qui est déjà largement une réalité. 

L’Arménie et l’Artsakh sont-ils capables de trouver une solution à ce problème ? Car on ne peut sans cesse maudire l’Azerbaïdjan et critiquer la Russie, ou espérer un geste de l’Occident. La situation semble figée. 

Dans la situation internationale extrêmement difficile et sensible, alors que la crise ukrainienne tendue semble ouvrir un champ de grandes provocations pour l’Azerbaïdjan dans le Caucase. 

Quelles sont les solutions, en dehors d’un patriotisme pathétique et oisif, déclaratif ? [ce sont les propos de l’auteur, NDLR], Que font les élites arméniennes depuis plus d’un quart de siècle, lorsque le pays est déchiré par la guerre et les privations ? Elles ont laissé l’Artsakh dépendre d’un petit et unique tuyau pour son approvisionnement en gaz. Au lieu de construire plusieurs gazoducs depuis Erevan et dans différentes parties de l’Arménie. 

La crise humanitaire en Artsakh aujourd’hui est le résultat de la sauvagerie, de l’inhumanité de l’Azerbaïdjan, et en même temps de la faiblesse politique de la veulerie d’une part de l’élite arménienne. Quand saura-t-on surmonter tout cela en Arménie ?

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