La participation à Chouchi, le 18 mars dernier, du représentant de l’ONU à Bakou à l’événement dédié au 30e anniversaire de l’établissement du partenariat ONU-Azerbaïdjan contredit les trois objectifs fixés par la charte de cette première organisation internationale.

par Armen Vardanian

Le premier objectif de la Mission des Nations Unies est de maintenir la paix et la sécurité internationales et de mener une action collective efficace pour prévenir, éliminer les menaces à la paix, réprimer les actes d’agression ou d’autres violations de la paix et rechercher des moyens pacifiques conformément aux principes de justice et le droit international pour régler des différends ou des situations susceptibles d’entraîner une rupture de la paix.

A cette fin, l’action de l’ONU doit neutraliser les menaces à la paix et résoudre les situations pouvant conduire à sa violation. Cette organisation internationale, représentée par son représentant à l’événement organisé à Shushi occupé, ignore en fait les droits d’une partie au conflit vieux de 35 ans et légitime par ses actions les territoires du peuple d’Artsakh autodéterminés par le référendum, en particulier l’occupation de Shushi et des Azéri-Turcs : Par cette démarche, l’ONU justifie les conséquences dévastatrices de l’agression sans précédent contre le peuple autodéterminé par l’implication de terroristes internationaux. Les conséquences d’une telle attitude de cette organisation internationale ne les ont pas attendus.

La cheffe du service de presse du ministère des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan, Leyla Abdullayeva, a déclaré que la note de protestation du ministère des Affaires étrangères de la République d’Arménie à l’occasion de Chouchi est une revendication territoriale contre l’Azerbaïdjan, ce qui « montre que pays n’a pas tiré les bonnes conclusions de la guerre de 44 jours. »

Sans parler du fait que l’officiel Bakou déforme une fois de plus l’essence du conflit en déformant artificiellement le droit des nations à l’autodétermination en un différend territorial. Dans ce cas, il convient de noter que la réponse inadéquate des organisations internationales, en particulier l’ONU, à l’agression de 44 jours donne le feu vert à Bakou pour continuer à menacer de guerre l’Arménie et la République d’Artsakh.

Le deuxième objectif de l’ONU est de développer des relations amicales entre les nations, fondées sur le respect du principe d’égalité des peuples et du droit à l’autodétermination. Il est évident que la visite du représentant permanent de l’ONU à Bakou à Chouchi, en outre, accepter d’organiser l’événement dans l’ancienne ville fortifiée arménienne occupée n’est pas une attitude neutre envers les parties au conflit et constitue une violation directe du droit du peuple d’Artsakh droit à l’autodétermination.

Le représentant de l’ONU et les hauts fonctionnaires à Shushi n’ont pu que voir le travestissement génocidaire des monuments religieux et culturels arméniens, qui est une violation flagrante du troisième objectif principal de la première organisation internationale.

À cette fin, les Nations Unies sont attachées à la coopération internationale pour résoudre les problèmes économiques, sociaux, culturels et humanitaires internationaux et pour promouvoir et promouvoir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans discrimination de race, de sexe, de langue ou de religion.

Dans ce contexte, il était tout à fait naturel que le coordinateur résident par intérim de l’ONU invité par le ministère des Affaires étrangères de la RA ait en tête que l’Arménie condamnait fermement l’implication du bureau de l’ONU en Azerbaïdjan dans l’événement organisé à Chouchi. A cet égard, une plainte a été déposée par le ministère des Affaires étrangères, exigeant que la structure prenne des mesures pour rétablir la position neutre de l’ONU dans le cadre du conflit du Haut-Karabakh.

Soit dit en passant, l’ONU a commencé à s’impliquer activement dans la question de l’Artsakh en 1991, après l’effondrement de l’URSS, mais a préféré s’abstenir d’initiatives de médiation directe en la confiant à l’OSCE.

Même aujourd’hui, après la troisième phase brûlante du conflit, l’ONU montre non seulement une attitude unilatérale, mais s’oppose aussi directement à ses propres objectifs statutaires. Cela porte atteinte à la réputation et au crédit de cette organisation internationale, qui appartient à tous les peuples du monde et doit servir les intérêts de tous de la même manière.

Alors que la question du statut de l’Artsakh attend l’étape des négociations politiques, comme l’ont exprimé les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, les pays neutres et les institutions européennes, de telles actions du représentant de l’ONU ne peuvent contribuer à une paix durable et durable dans la région.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :