Les États-Unis pourraient limiter les exercices militaires en Europe et couper les livraisons d’armes à la Chine pour apaiser les tensions liées aux hostilités inhabituelles attribuées à la Russie près de l’Ukraine. Cela a été rapporté vendredi par le Wall Street Journal, citant des sources de l’administration américaine. 

Plus tôt, la secrétaire d’État américaine adjointe aux Affaires européennes et eurasiennes, Karen Donfried, a déclaré que Washington « prend très au sérieux le mouvement inhabituel de troupes à la frontière russe avec l’Ukraine ». 

Selon elle, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN qui se tiendra à Riga le 30 novembre, la partie américaine entend discuter d’éventuelles mesures communes pour réduire la tension. Donfried a noté qu' »il existe un ensemble d’outils avec de larges possibilités » pour cela. 

  • En premier lieu, selon des sources du Wall Street Journal, les États-Unis envisagent la possibilité de renforcer les capacités de défense de l’Ukraine en augmentant l’offre de défense aérienne et d’autres aides militaires, ainsi qu’en étendant les sanctions contre la Russie. 
  • Un autre scénario possible est que les États-Unis adoptent une position « plus persistante » sur le respect des accords de Minsk. 
  • Par ailleurs, il est possible que Washington emprunte la voie de « réduire le risque d’une confrontation avec Moscou », note le journal. À cette fin, les États-Unis pourraient limiter les exercices militaires en Europe, ainsi que suspendre l’aide militaire à l’Ukraine. 

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé vendredi dernier (26 novembre) que les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN discuteraient de la « concentration des forces russes » près de la frontière avec l’Ukraine lors d’une réunion à Riga. Récemment, des annonces ont été faites en Occident et en Ukraine concernant une éventuelle incursion de troupes russes sur le territoire ukrainien. 

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Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a qualifié ces informations d’escalade de tension vide et infondée, soulignant que la Russie ne constitue une menace pour personne. 

Dans le même temps, il n’a pas exclu la possibilité de provocations « otaniennes » pour justifier de telles déclarations, avertissant que les tentatives de résoudre la crise dans le sud-est de l’Ukraine par la force auront les conséquences les plus graves.

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