Hakob Badalyan pour 1in.am

Les ministres des Affaires étrangères iranien et turc, Hossein Amir Abdollahian et Mevlüt Çavuşoğlu, ont discuté des réalités régionales lors d’une réunion bilatérale de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York et ont convenu de se réunir à Téhéran avec la participation du ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères.  La date de cette rencontre trilatérale n’est pas mentionnée, mais l’accord lui-même est significatif, surtout dans les conditions de relations irano-azerbaïdjanaises assez tendues, dont nous avons été témoins ces derniers jours. 

Hossein Amir Abdollahian et Mevlüt Çavuşoğlu à New York

Comme on le sait, l’Iran menait récemment des exercices militaires à grande échelle à la frontière avec l’Azerbaïdjan. Avant cela, Bakou avait fait des déclarations assez dures contre l’Iran, auxquelles s’est ajoutée la taxation des camions iraniens sur la route Goris-Kapan. 

Contexte tendu, donc, au moment de tenir une réunion à la marge du sommet international des Nations-Unies à New York. Cette information est susceptible de décevoir certaines sections du public arménien, y compris les « experts », qui ces derniers jours ont entretenu dans le public un espoir de fortes actions iraniennes contre l’Azerbaïdjan.

En réalité, cependant, les arméniens devraient le savoir, la mutation d’un conflit entre nations en guerre n’intervient souvent qu’après un long cycle de mésententes et de pourparlers avortés. La nature des relations diplomatiques est telle qu’il est toujours plus précieux de parvenir à certains accords que d’emprunter la voie de la confrontation. 

Par ailleurs, nous devrions noter, avec douleur ou regret, que dans le cas de l’Iran voisin en particulier, un scénario de confrontation consistant à développer des relations avec Bakou est à courte vue, aussi durs que puissent sembler certains messages. Il est plus concevable pour l’Iran dans quel genre de piège peut devenir le scénario d’un conflit avec l’Azerbaïdjan. 

En même temps, Téhéran a une vision proportionnée du problème, mesure et gère les risques liés à la situation en Artsakh et à ses frontières Nord. Elle semble en capacité d’éviter leur explosion. Et il faut noter que cette logique est préférable pour l’Arménie aussi, car en cas de ces « explosions », Artsakh et Syunik pourraient faire partie des théâtres d’opération. Quelque chose qui, au moins dans un avenir prévisible, ne peut pas être dans l’intérêt de l’Artsakh et de l’Arménie. 

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