Le parlement du Tatarstan a rejeté à l’unanimité un projet de loi de la Fédération de Russie, selon lequel le poste de président dans les entités autonomes fédérales est supprimé.

Inutile de dire que le projet de loi n’aurait pas été en circulation s’il n’avait pas été approuvé par la plus haute instance, le Kremlin, donc on peut en conclure que le parlement du Tatarstan a rejeté à l’unanimité le Kremlin. 

Il est difficile de dire quelle sera l’attitude du projet de loi vis-à-vis d’autres sujets en Russie, mais il est difficile d’appeler la position du parlement du Tatarstan autre que la rébellion ou le soi-disant soulèvement latent. 

Roustam Minnikhanov, président du Tatarstan
en rouge : le Tatarstan

Il y a quelques mois, lorsque le président de la République autonome du Tatarstan s’est rendu à Ankara, il y a été reçu comme un prince, d’après un protocole qui sied aux chefs d’état étrangers.

La Turquie est omniprésente au Tatarstan. 
Bien sûr, il est difficile de dire que la décision des Tatars de rejeter symboliquement Poutine aura un effet domino en Russie, mais cela peut produire l’effet d’une bombe psychologique.

C’est d’ailleurs un signal sérieux pour l’Arménie, malgré le fait qu’il s’agisse de relations dites intra-russes, assez éloignées de l’Arménie. L’événement politique que nous relatons ici témoigne de l’influence politique du Tatarstan en Russie. Et compte tenu du facteur turc lié à cette république autonome, il est possible d’évaluer l’ampleur de son impact potentiel sur la politique extérieure russe.

Evidemment, il serait imprudent d’établir que le Tatarstan suscite la crainte de l’Etat Russe, mais rien ne doit être exclu, mais il est impératif de surveiller ce détail et ses développements possibles, d’être vigilant lorsque des décisions arrangeantes pour la Turquie sont prises en Russie. 

Il serait dangereux de ne pas être préparé à une telle logique de développement.

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